Procédure d’indemnisation

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PROCÉDURE D'INDEMNISATION

Comment fonctionne la procédure d'indemnisation des victimes ?

Lorsqu’un accident, une agression, une infraction ou un événement médical entraîne un dommage corporel, une procédure d’indemnisation se met en place afin de réparer intégralement le préjudice subi par la victime.

Le préjudice ou dommage corporel se définit comme une atteinte à l’intégrité physique ou psychique d’un individu. Il recouvre l’ensemble des conséquences de cette atteinte, notamment les blessures plus ou moins graves, le handicap, les préjudices moraux et patrimoniaux voire le décés d’une personne.

Quelle que soit l’origine du dommage corporel, la procédure d’indemnisation repose sur des étapes communes allant de l’évaluation médicale du préjudice à sa réparation financière.
Elle obéit à un principe fondamental du droit français : la réparation intégrale du préjudice, sans perte ni profit pour la victime.

Installée à Lille, Maître Marie Denimal, avocat en droit du dommage corporelaccompagne les victimes pour garantir le respect de leurs droits et obtenir une indemnisation juste et adaptée à leur situation.

Constitution du dossier

Comment protéger vos droits et constituer votre dossier d’indemnisation

Les dommages corporels, qu’ils résultent d’un accident, d’une agression, d’une infraction ou d’un événement médical, peuvent entrainer des blessures, des traumatismes et des conséquences importantes, tant sur le plan physique que psychique.
Bien que la situation puisse déstabiliser la victime, il est essentiel, dès les premiers instants, d’adopter les bons réflexes et de conserver toutes les preuves et documents.

La procédure d’indemnisation peut être longue et complexe mais constituer un bon dossier dès le départ constitue une étape essentielle pour sécuriser vos droits et faciliter l’indemnisation de votre préjusice corporel.

Soins et douleurs

Signaler aux secours, à l'hopital ou à votre médecin toutes les douleurs, symptômes et blessures, même mineurs.

Lien : Accident et blessures

Il est essentiel de mettre en évidence le lien entre les blessures et l'accident à travers les certificats médicaux, comptes rendus, procès verbal...

Documents médicaux

Archiver tous vos documents médicaux : ordonnances, factures, comptes rendus, bilans, matériel médical et/ou mobilier...

Témoins et déclarations

Recueillir tous les témoignages et déclarations pertinentes en incluant les noms, coordonnées et circonstances de l’accident.

État de santé

Documenter l’évolution de votre état de santé, notamment lorsque de nouvelles douleurs ou limitations apparaissent après l’accident.

Sécuriser la procédure

Contactez rapidement un avocat pour préserver vos droits et être accompagné tout au long de la procédure d’indemnisation.
Indemnisation victimes

Fondements de l'indemnisation

Depuis les années 1990, le droit du dommage corporel s’est structuré autour de régimes de responsabilité spécifiques et de fonds de garantie, notamment concernant les accidents de la route, les actes de terrorisme et infractions pénales et les accidents médicaux, afin de garantir une indemnisation effective des victimes, même lorsque le responsable est inconnu ou insolvable.

Cependant, malgré ces régimes spécifiques d’indemnisation, la procédure d’indemnisation, quant à elle, suit le même schéma général pour tous les préjudices :
L’évaluation médical du préjudice et la réparation financière.

  • IMPORTANT : C’est sur la base de tous vos documents, témoignages et comptes rendus que reposera l’évolution de votre dossier.

Les différents régimes spécifiques d'indemnisation et de fonds de garantie

La Loi Badinter facilite l’indemnisation des victimes non conductrices et prévoit le Fonds de Garantie des Assurances Obligatoires (FGAO).

Le Fonds de Garantie des Victimes des actes de Terrorisme et d’Infractions (FGTI) indemnise les victimes lorsque l’auteur du dommage est insolvable.

Des régimes spécifiques et fonds de garantie assurent la réparation intégrale, y compris la perte de chance, même lorsque le professionnel ou l’établissement est insolvable

La procédure d'indemnisation

Les 2 phases complémentaires

Une fois la procédure visant à résoudre les problématiques de responsabilité civile établie, survient la question de l’indemnisation du préjudice de la victime, communément appelés : « dommages et intérêts ».
Le quantum de l’indemnisation du préjudice corporel d’une victime passe par deux phases bien distinctes mais néanmoins complémentaires.
1.
Évaluation médical
Expertise médicale

Cette phase permet d’évaluer le préjudice corporel sur le plan médical.

2.
Évaluation monétaire
Indemnisation

Cette phase permet à partir du rapport médical de déterminer la valeur financière du préjudice

1.

L'évaluation médicale (Expertise médicale)

Cette phase est initiée par une expertise médicale, qui peut être tant amiable (c'est-à-dire, initiée par la victime elle-même, ou encore, par son assureur ou assureur du responsable) que judiciaire (c'est-à-dire ordonnée par un juge).

Le rôle de l’expert médical

L’expert médical est un médecin ayant reçu une formation en médecine légale et spécialisé en évaluation du dommage corporel.

Il utilise alors des outils tels que des référentiels ou barèmes médicaux dont le plus emblématique demeure celui du « concours médical » datant de 2001.
Barème du concours médical 2001.

L’expert a le libre choix de l’outil qu’il utilisera, sauf indication contraire inscrite au jugement dans le cas de la procédure judiciaire.

L’expert a donc vocation à évaluer de manière médicale le préjudicie corporel de la victime.

Les outils d'évaluation du préjudice corporel

Pour se faire, l’expert se fonde sur des outils nommés barèmes, ou nomenclatures.

L’outil utilisé communément par les experts judiciaires et amiables est la nomenclature dîte DINTHILAC.

Cette nomenclature répartie l’évaluation du préjudice corporel en deux grandes parties ayant chacune deux sous parties : Les préjudices patrimoniaux et extra patrimoniaux, lesquels sont subdivisés en fonction de leur nature temporaire ou permanente.

La date de consolidation

Le distinguo entre le caractère permanent ou temporaire d’un préjudice se définit en fonction de la « date de consolidation » de l’état de la victime.

Il s’agit de la date à partir de laquelle le médecin expert estime que l’état de la victime est « stabilisé durablement », l’état de la victime ne fera plus l’objet d’une évaluation positive ou négative.

La constatation de cet état n’est possible que lorsqu’il n’y a plus d’actes chirurgicaux en attente, que les séances de rééducation sont terminées ou du moins, si elles perdurent indiquent ne plus apporter d’évolution à l’état de la victime mais maintenir un état de santé durable. Il en va de même pour les traitements antalgiques.

Les éléments pris en comte dans l'évaluation

C’est alors un examen complet de la vie de la victime avant et après l’accident qui est effectué. Les éléments pris en compte sont variés.

Sont pris en considération : les loisirs et activités culturelles et familiales de la victime, sa sexualité, son métier et ses perspectives d’avenir professionnel, ses perspectives d’avenir affectif et familial, les souffrances endurées (préjudice physique et moral avant consolidation), les troubles dans les conditions d’existence (préjudice physique et moral après consolidation), les frais d’adaptation du logement ou du véhicule, les frais divers (frais de santé, travaux aménagement logement pendant convalescence etc…), les frais d’assistance tierce personne dans le cas d’un handicap / incapacité permanente élevée, etc… .

De l'évaluation médicale à l'indemnisation

Toutes ces choses qui constituent l'oeuvre de toute une vie ont une valeur médicale qui pourra se convertir en une indemnisation.
Il est donc d'une importance capitale, d'avoir les bons réflexes dès les premiers moments qui suivent l'accident et de mettre en évidence le lien entre les blessures et l'accident.
C'est sur la base de ce document que reposera l'évolution de votre dossier.
N’hésitez pas à consulter notre rubrique : Comment protéger vos droits et constituer votre dossier d’indemnisation
2.

L'évaluation monétaire (Indemnisation)

C’est à l’appui du rapport d’expertise médicale fondé sur la nomenclature DINTHILAC, que l’expert en dommage corporel va pouvoir liquider le préjudice.

La liquidation du préjudice corporel

Cette phase demande l’utilisation d’outils divers permettant au « liquidateur », l’avocat des victimes, d’évaluer la valeur monétaire du préjudice.

Les outils d'évaluation de l'indemnisation

Pour ce faire, des référentiels peuvent être utilisés, à titre indicatif, mais encore des décisions de justice ou encore de lecturesde doctrine (écrits d’universitaires et professionnels de droit et/ou de la santé).

Une approche humaine et individualisée de l'indemnisation

La liquidation du préjudice d’une victime est une opération délicate et suscite d’être à l’écoute de la victime, de faire preuve d’altruisme, de compréhension mais surtout d’humanité.

Il convient, en effet, de pouvoir comprendre la situation de la victime se trouvant en perte d’autonomie et de pouvoir analyser et anticiper ses besoins actuels et futurs afin de lui permettre de recouvrer une autonomie trop longtemps perdue.

Les modalités de versement de l'indemnisation

L’indemnisation pourra alors être versée en rente ou en capital. Bien souvent les préjudices importants sont indemnisés par rente (somme mensuelle) afin de protéger la victime des risques de dilapidation, les préjudices plus modestes le seront en capital (sommes en intégralité).

Qu’elle qu’en soit la forme, la victime peut utiliser son indemnisation telle qu’elle le souhaite, à sa simple et unique discrétion.

AVOCAT

Pourquoi faire appel à un avocat ?

Dès la survenance d’un accident, il est essentiel d’agir rapidement pour protéger vos droits. Maître Marie Denimal, avocat en dommage corporel à Lille, vous accompagne à chaque étape : de la déclaration du sinistre auprès de l’assurance, de la procédure à envisager jusqu’à l’obtention d’une indemnisation juste et complète de votre préjudice.

Son intervention vous permettra :

  • D’identifier l’assurance à mobiliser selon les circonstances du sinistre
  • De constituer un dossier solide pour prouver les faits, les préjudices subis, et faire valoir vos droits face aux compagnies d’assurance.
  • De ne pas rester seul face à l’expertise médicale, qui conditionne en grande partie le montant de votre indemnisation

Un accompagnement juridique à chaque étape clé :

Constitution du dossier de preuve

(Attestations de témoins, photographies, rapports médicaux, factures,…)

Identification de l'assurance à mobiliser

(selon le type d’accident et les garanties activables)

Préparation de la déclaration de sinistre

(avec un argumentaire juridique solide et des justificatifs clairs)

Assistance à l’expertise médicale

(faire valoir tous vos préjudices)

Évaluation chiffrée de vos préjudices

(souffrances, pertes de revenus, préjudice moral, esthétique…)

Négociation avec l’assureur ou action en justice si besoin